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Comment choisir ses caméras de surveillance à Dakar

La plupart des installations décevantes ne viennent pas d'un mauvais matériel, mais d'un mauvais dimensionnement. Voici ce qu'il faut regarder avant d'acheter.

· 6 min

La résolution ne sert à rien sans le bon angle

Une caméra 4K mal placée donne une image inutilisable, alors qu'une caméra correcte, posée au bon endroit, permet d'identifier un visage. La question à poser n'est pas « combien de mégapixels » mais « qu'est-ce que je dois pouvoir reconnaître, et à quelle distance ».

Pour une identification de visage fiable, il faut compter environ 250 pixels par mètre sur la zone concernée. C'est ce calcul, et non la fiche technique, qui détermine le nombre de caméras et leur emplacement. Une caméra à l'entrée, cadrée à hauteur de visage, vaut mieux que trois caméras panoramiques en hauteur.

La vision nocturne : infrarouge ou éclairage

La majorité des intrusions ont lieu de nuit, donc la performance nocturne n'est pas un détail. L'infrarouge donne une image en noir et blanc, suffisante pour détecter un mouvement mais souvent limitée pour distinguer une couleur de vêtement ou de véhicule.

Si la couleur compte, il faut soit une caméra à faible luminosité, soit un éclairage complémentaire dans la zone. À Dakar, un éclairage extérieur bien placé améliore souvent plus l'exploitabilité des images qu'un changement de caméra.

La durée de conservation, le critère qu'on oublie

Un vol se découvre rarement le jour même. Si votre enregistreur ne conserve que trois jours, vous découvrirez souvent le problème après l'effacement des images. C'est la déception la plus fréquente sur les installations d'entrée de gamme.

La durée dépend du nombre de caméras, de la résolution et de la taille du disque. Sept jours est un minimum, quinze à trente jours est un objectif raisonnable pour un commerce ou un entrepôt.

IP ou analogique, un choix de contexte

L'analogique reste pertinent quand un câblage coaxial existe déjà : il évite de tout refaire et coûte moins cher. L'IP s'impose dès que vous visez la haute définition, la lecture de plaques ou une extension progressive du parc.

Le vrai piège est le mélange mal maîtrisé des deux, qui multiplie les points de panne. Mieux vaut une installation homogène, même modeste, qu'un assemblage hétérogène.

Et l'alimentation

Une installation qui s'éteint avec le courant ne protège pas au moment où le risque est le plus élevé. Un onduleur sur l'enregistreur et le réseau est un investissement modeste au regard de ce qu'il garantit.