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Micros et caméras cachés : ce qu'une inspection technique révèle

L'inspection technique ne relève pas du roman d'espionnage. C'est une méthode, avec un périmètre précis et des limites qu'il faut connaître.

· 5 min

Quand une inspection se justifie

Les demandes surviennent presque toujours autour d'un moment sensible : une négociation, un contentieux, un changement de direction, ou la fuite d'une information qui n'avait circulé qu'en réunion restreinte.

Ce dernier signal est le plus parlant. Quand une information connue de cinq personnes se retrouve à l'extérieur, l'hypothèse d'un dispositif de captation mérite d'être écartée sérieusement.

Comment se déroule une inspection

Le travail combine deux approches. Le balayage du spectre radio recherche les émissions caractéristiques d'un dispositif actif. L'inspection physique, plus longue, porte sur le mobilier, les prises, les luminaires, les faux plafonds et les objets récemment introduits dans la pièce.

La partie physique est indispensable, car les dispositifs les plus difficiles à repérer n'émettent pas en continu. Un enregistreur qui stocke localement reste invisible à un balayage radio.

Ce qu'une inspection ne garantit pas

Une inspection établit un constat à un instant donné. Elle ne protège pas contre l'introduction d'un dispositif le lendemain. C'est pourquoi le rapport comporte toujours des recommandations de durcissement : contrôle des accès à la salle, gestion des objets apportés en réunion, discipline sur les téléphones.

Il faut également écarter une idée reçue : un téléphone laissé sur la table pendant une réunion confidentielle représente un risque plus courant et plus banal que le micro dissimulé dans un mur.

La discrétion fait partie de la prestation

Une inspection annoncée en interne perd une partie de son intérêt. Les interventions ont souvent lieu hors heures ouvrées, sans information préalable des équipes, et la restitution se fait oralement avant tout écrit.